LE LEXIQUE

 

 

 

 

 

Altérité (Wikipédia) :

 

« Concept philosophique signifiant « le caractère de ce qui est autre » (Le Robert) ou « la reconnaissance de l’autre dans sa différence, aussi bien culturelle que religieuse » (Philippe Grollet). Le mot provient du bas-latin alteritas, qui signifie différence ; l'antonyme de altérité est identité (source : Centre national de ressources textuelles et lexicales).Selon Jean-Louis Lascoux (Et tu deviendras médiateur et peut-être philosophe, édition Médiateur, 2008), la médiation professionnelle se réfère à l'altérité et pose cette distinction fondamentale :

  • avec la tolérance, ma liberté s'arrête là où commence celle des autres - justifiant le regard qui se détourne au nom de l'idée que je ne dois pas me mêler des affaires des autres ;

  • avec l'altérité, ma liberté s'étend au travers de celle des autres - impliquant l'attention aux autres, le respect fondamental et l'ingérence dans les situations identifiées comme portant atteinte aux droits fondamentaux des humains d'être eux-mêmes et chacun différent. »

 

 

Égalitarisme (Wikipédia) :

 

« L'égalitarisme est le fait de considérer que chaque être humain est égal, qu'importe sa race, sa religion, son sexe, son orientation sexuelle, etc. L'égalitarisme est le fait de reconnaître les différences qui existent chez l'autre sans le discriminer pour ses différences. Ainsi, chaque être humain doit avoir les mêmes droits et devoirs au sein de la société. L’égalitarisme autorise les discriminations, dès lors qu'elles ont pour but de parer les inégalités de fait, comme ce fut le cas de la loi sur la parité de 1999 en France. Pour Karl Popper dans La société ouverte et ses ennemis, « l’égalitarisme veut que tous les citoyens soient traités impartialement, sans qu’il soit tenu compte de leur naissance, de leurs relations ou de leur fortune. En d'autres termes, il ne reconnaît aucun privilège naturel... ». L'égalitarisme est dans ce contexte la doctrine qui considère que les hommes sont de nature égale et conduit à traiter tous les hommes également.

 

=Cela ne revient-il pas à traiter impartialement - indifféremment…? - chacun, c’est-à-dire sur un pied d’égalité, dès lors que chacun a les mêmes droits et devoirs ?

 

Pour ses détracteurs, l'égalitarisme est philosophiquement le refus de l'altérité, donc la recherche de l'Un, soit de l'Unité, niant la complexité et les contradictions inhérentes à la vie. Pour eux, l'égalitarisme est une atteinte à la liberté, en empêchant l'homme de s'élever et le réduisant en l'avalant dans une masse, en allant à l'encontre de ses aspirations naturelles d'excellence, de ce qui s'apparenterait à de l'individualisme. Ils voient dans l'égalitarisme, une source de nivellement par le plus petit facteur commun, qu'ils qualifient de médiocratie. Les régimes élitistes combattaient l'égalitarisme ».

 

 

Hippocampe

 

Selon Wikipédia.fr, pour l’animal :

 

Du grec ἵππος, híppos, « cheval » et de κάμπος,kámpos, « poisson marin »

 

« Leurs couleurs varient selon les espèces, le nombre de celles-ci tournant autour de 220. Leur taille varie de 6 à 15 cm. Ils ressemblent au cavalier du jeu d'échecs. Leur durée de vie varie de 5 à 7 ans. Leur petite couronne est presque aussi particulière à chaque individu que les empreintes digitales chez l’humain. Attendant en embuscade avec leur camouflage les petits crustacés, ils utilisent leur bouche comme un puissant aspirateur, ou plutôt, compte tenu de sa forme tubulaire, comme une paille. Ils les repèrent visuellement, grâce à des yeux bien développés et mobiles indépendants l’un de l’autre, et aspirent la proie en déplaçant brutalement un os dans leur bouche, ce qui provoque une dépression suffisante. C'est l'une des rares espèces animales où c’est le mâle qui porte les 100 à 200 œufs, dans une poche ventrale. L'incubation dure de 2 à 3 semaines et une autre recommence presque immédiatement avec des œufs provenant de la même femelle ».

 

« L'hippocampe est une structure du cerveau des mammifères. Il appartient notamment au système limbique et joue un rôle central dans la mémoire et la navigation spatiale. Comme le cortex avec lequel il est en étroite relation, c'est une structure paire, présente de manière symétrique dans chaque hémisphère. Enfin, l'hippocampe est une des seules structures cérébrales à présenter une activité de neurogenèse chez l'individu adulte. Cette production de nouveaux neurones fonctionnels a lieu dans le gyrus dentelé durant toute la vie de l'individu ».

 

Selon Wikipédia.fr, pour la zone du cerveau :

 

« Les psychologues et les neuroscientifiques sont généralement d'accord sur le rôle important de l'hippocampe dans la formation des nouveaux souvenirs des événements vécus (mémoire épisodique ou autobiographique). Il serait notamment responsable de la détection de la nouveauté d'un événement, d'un lieu, ou d'un stimulus. Certains chercheurs comprennent l'hippocampe comme un élément d'un système de mémoire plus large, établi dans le lobe temporal médian, qui serait responsable de la mémoire déclarative (la mémoire qui peut être verbalisée, par opposition à la mémoire des mouvements (ex: faire du vélo), et qui comprend la mémoire des faits (ex: "Napoléon est mort en 1821") en plus de la mémoire épisodique (ex: "je me suis cassé une dent en faisant du vélo à 4 ans"). En raison de la présence d'un hippocampe dans chacun des deux hémisphères cérébraux, un dommage unilatéral sur un seul des hippocampes n'entraîne pas de problèmes importants de mémoire. À l'inverse, de sérieux dommages aux deux hippocampes entraînent de profondes difficultés à former de nouveaux souvenirs (amnésie antérograde) et détériorent également une partie des souvenirs déjà présents avant la lésion (amnésie rétrograde). Bien que cette amnésie rétrograde couvre souvent plusieurs années avant le traumatisme, les souvenirs très anciens restent présents. Cette observation a conduit à l'hypothèse que, lors de la consolidation des souvenirs, ceux-ci sont peu à peu transférés vers une autre partie du cerveau. Les lésions de l'hippocampe n'affectent pas tous les types de mémoire. Par exemple la capacité d'apprendre des mouvements complexes (comme faire du vélo) et celles des capacités cognitives (jouer d'un instrument, résoudre certains types de puzzle, etc.) restent le plus souvent intactes. Cette conservation de ces capacités suggère que celles-ci reposent sur un autre type de mémoire (la mémoire procédurale) dépendant d'une autre région cérébrale. De plus, certains patients amnésiques montrent des formes de mémorisation implicite, non consciente. Par exemple, pouvoir reconnaître une certaine personne, qu'ils ont croisée récemment, comme familière et pourtant jurer qu'ils ne se souviennent pas l'avoir rencontrée. Certains chercheurs séparent donc le "rappel conscient", qui dépendrait de l'hippocampe, du sentiment de "familiarité", qui dépendrait d'une partie du cortex temporal médian ».

 

 

Potentiels & Talents : Petit rappel sur l’étymologie et le sens de ces mots :

 

Potentiel : ressources conditionnelles ?

  • Ensemble des ressources dont quelqu’un, une collectivité, un pays peut disposer (Larousse)

  • Linguistique : forme verbale qui exprime dans les phrases hypothétiques, l’action que se réaliserait dans l’avenir si la condition était réalisée, exemple « si tu me remplaçais, je pourrais partir » (Larousse)

  • Qui existe en puissance, virtuel. Synonyme : éventuel (Internaute, dictionnaire de la langue française)

  • Forces, ressources dont on dispose. Capacités. Synonyme : réserve (Internaute, dictionnaire de la langue française)Qui est en puissance, par opposition à effectif (Wikitionnaire)

  • Potentialité : du latin potentialitas dérivé de potentia (pouvoir, puissance, faculté, capacité). Synonyme : hypothèse. Antonyme : certitude (Wikitionnaire)

 

Talent : aptitude hors du commun ?

  • Du latin talentum, du grec talanton

  • Aptitude particulière dans une activité humaine (Wikipédia)

  • Le « talent » : unité de masse et monnaie dans l’Antiquité (Wikipédia)

  • Aptitude remarquable dans un domaine, génie, habileté, facilité, penchant / tendance affirmée (il a le talent de s’attirer des ennuis). Dans l’antiquité unité de poids et de monnaie. Antonymes : inaptitude, incapacité (Reverso)

 

 

La dynamique découlant de l’association de ces deux mots :

 

Elle induit l’idée de potentialité en devenir, de révélation de talents par le travail. Or précisément les hauts potentiels partagent souvent un faible goût pour le travail :

  • en particulier dans les domaines qui ne les intéressent pas ou qui leurs sont imposés

  • ou tout simplement par ce qu’ils n’en perçoivent pas le sens

  • alors qu’ils peuvent être incollables sur leurs hobbies parfois même au point d’apparaître obsessionnels.

 

Par ailleurs, associer dynamiquement potentiels en devenir et talents mis en œuvre pourrait revenir à établir une corrélation entre le sentiment d’accomplissement de soi et celui de bien-être voire de bonheur. Précisons à ce stade qu’il s’agirait d’un accomplissement volontaire de soi, librement consenti, qui peut être tourné vers soi mais aussi vers les autres.

 

Ce faisant, dans une vision non utilitariste ou fonctionnelle de cet accomplissement nous nous situons au niveau de l’estime de soi et de la sensibilité propre à chacun au « regard des autres » (reconnaissance sociale…) et son retro effet sur soi et sa confiance en soi. Etre doté de prédispositions implique que l’on en dispose librement (cf. édito d’Eric Solot).

 

Ne pourrait-on pas dès lors concevoir un « taux d’accomplissement de soi » qui mettrait en relation le taux de transformation des potentiels en talents? Evidemment il ne s’agit pas de prétendre à une quelconque véracité scientifique découlant d’une équation magique ou d’un algorithme mystérieux mais plutôt d’en tirer parti d’un point de vue symbolique. Ne serait-il pas intéressant d’identifier les variables structurant la capacité à influer sur ce taux de transformation :

  • variables internes : quotient émotionnel, motivation intrinsèque, caractère ;

  • variables externes : environnement familial et social dont l’école ?

 

Postuler que notre épanouissement, notre sentiment de sérénité (paix de l’esprit et du corps) seraient liés à ce taux de transformation, permettrait-il d’énoncer que nous serions alors tous potentiellement égaux devant l’envie ou la capacité de nous réaliser ? Ou au contraire que l’hypersensibilité des hauts potentiels pourrait les handicaper dans leur capacité à incarner leurs potentiels, bref à se réaliser ?

 

En adoptant le mot « potentiel » nous cherchons à poser un regard bienveillant, compréhensif, tolérant à l’égard de ces enfants, toujours curieux de ce qu’ils perçoivent et nous renvoient.

 

Nous ne voulons ni sous-estimer la pérennité de leurs particularités ni les charger d’un quelconque devoir de réussite qui peut conduire à des effets dévastateurs (sentiment de ne pas avoir été à la hauteur en tout ou d’avoir déçu ses proches…).

 

Notre empathie englobe évidemment les parents, frères et sœurs de ces enfants, et plus généralement tous ceux qui concourent à leur épanouissement (leurs professeurs en particulier).

 

Pourquoi associer le qualificatif « haut » au mot potentiel ?

 

Il ne s’agit nullement d’exclure de nos réflexions les « autres catégories de potentiels » mais de circonscrire notre mission sur une population particulière et elle-même variée. Précisément, l’idée de définir utilement les contours de ces profils singuliers s’articule nécessairement avec l’idée de favoriser leur intégration harmonieuse au sein de la société. Cette intégration ne pouvant se faire qu’en les acceptant comme ils sont et en les invitant à apporter leurs contributions à l’œuvre collective (et il s’agit ici d’aller bien au-delà des « têtes de classe » qui peuvent servir à hisser vers le haut les autres élèves).

 

Le qualificatif (adverbe ou adjectif) de « haut » associé à « potentiel » :

présente l’inconvénient d’être perçu par certains comme élitiste (« hauts placés », « regarder d’en haut », « prendre de haut », « hautain », « en haut lieu ») ;

  • pourtant, « haut » (du latin altus) signifie aussi « d’une certaine dimension en terme de verticalité », « élevé », « intense », « éloigné de la mer ou dans le temps » (Haute antiquité, Haute Garonne) plus ou moins éloigné de la surface (« haut-fond » et « hauts fonds »), « à un niveau plus élevé que le niveau habituel », « qui atteint un niveau élevé en intensité, en valeur (haute température) ;

  • d’ailleurs, qui ne sait pas que les conditions de vie sont plus difficiles en « haute altitude » ou que l’agriculture est moins productive sur les « hauts plateaux » ? Ne parle t-on pas positivement de parler « haut et fort » ou « haut et clair » ou encore de gagner « haut la main », « de marcher la tête haute » ? (Sources : Internaute.com et Larousse)

 

Les alternatives au mot « haut » sont diverses : hors normes, hors cadre, singuliers, atypiques, différents, originaux, particuliers, inclassables, iconoclastes, improbables, etc.

 

Nous avons choisi de maintenir à court terme le qualificatif de « hauts potentiels » en sachant qu'il s'agit d'un choix par défaut (mais agissant comme un repère pour de nombreuses personnes à défaut d’utiliser le vocable de précoces). Il est possible que nous utilisions à terme l'expression de « potentiels originaux » qui renvoie à l'idée de source, d'origine, d'inné.

 

 

 

 

 

La Fondation Potentiels et Talents est une fondation dédiée à l’épanouissement et le développement durables des hauts potentiels

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